Delphsei - les riches heures

Dessins au bic, crayon, encre ou brou de noix... quelques photos... y'a un peu de texte aussi, je vous le mets quand même ?

25 août 2009

La mire

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Après une certaine interruption de l'image... Trop de mouvement, que voulez-vous ?

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10 juillet 2009

Les Bougresses, "Viens"!

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01 juin 2009

Et l'on voudrait des élèves acquis d'avance

« L’idée qu’on puisse enseigner sans difficulté tient à une représentation éthérée de l’élève. La sagesse pédagogique devrait nous représenter le cancre comme l’élève le plus normal qui soit : celui qui justifie pleinement la fonction de professeur puisque nous avons tout à lui apprendre, à commencer par la nécessité même d’apprendre ! Or, il n’en est rien. Depuis la nuit des temps scolaires, l’élève considéré comme normal est l’élève qui oppose le moins de résistance à l’enseignement, celui qui ne douterait pas de notre savoir et ne mettrait pas notre compétence à l’épreuve, un élève acquis d’avance, doué d’une compréhension immédiate, qui nous épargnerait la recherche des voies d’accès à sa comprenette, un élève naturellement habité par la nécessité d’apprendre, qui cesserait d’être un gosse turbulent ou un adolescent à problèmes pendant notre heure de cours, un élève convaincu dès le berceau qu’il faut juguler ses appétits et ses émotions par l’exercice de sa raison si on ne veut pas vivre dans une jungle de prédateurs, un élève assuré que la vie intellectuelle est une source de plaisirs qu’on peut varier à l’infini, raffiner à l’extrême, quand la plupart de nos autres plaisirs sont voués à la monotonie de la répétition ou à l’usure du corps, bref, un élève qui aurait compris que le savoir est la seule solution : solution à l’esclavage où nous maintiendrait l’ignorance et la consolation unique à notre ontologique solitude. »

Daniel Pennac, Chagrin d’école, Paris, Folio, 2007, p.268

   

***

   

Et l'on voudrait des élèves acquis d'avance, des élèves habités par les mêmes désirs que nous, pénétrés des mêmes valeurs que nous, déjà persuadés de la valeur, notamment, et de l'intérêt de ce qu'on va leur transmettre (et ce serait l'aune à laquelle on mesure tous les autres élèves). En est-on toujours sûr d'ailleurs, de cet intérêt ? (Des absurdités au sein des "programmes" et des normes à inculquer avant les examens futurs). Bien sûr, il y a toujours ce mystère de l'intérêt et de la beauté qu'on ne découvre qu'après. Si l'on pouvait déjà apprendre le bonheur qui peut se trouver derrière l'obstacle surmonté et qu'il n'y ait pas que sa seule aridité ! Mais l'écueil le plus grand n'est-il pas le doute, doute projeté et doute intégré, sur la capacité même de le surmonter ? Croire sans preuve, pour soi et pour l'autre en face de soi. Une histoire de confiance en somme...

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27 avril 2009

On attrape le diable par la queue et le lapin par les oreilles

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09 février 2009

Le goût des jeunes filles en fleur, from Engels ('cousin) to Marx ('sister)

Des femmes-enfants

Chère Julie,

Ton amie Delphine (voir ici) mélange bien des choses, et l'on hésite sur l'objet exact de son irritation chez la femme-enfant. Est-ce le désir de certains mâles pour de pâles figures qui frémissent et rosissent dans toute leur fraîcheur ? Ou est-ce le souvenir d'une enfance pénible et... la découverte joyeuse des plaisirs adultes ?

(Soit dit en passant, ces plaisirs, tels qu'elle les décrit, me paraissent tout transgressifs (boire, baiser, fumer...) et encore tout empreints des désirs de l'enfance. ça me rappelle ce passage du film de Jacques Demy, Peau d'âne, quand le prince et la princesse se retrouvent en rêve éveillé. Ce qu'ils imaginent alors comme plaisirs, devine quoi : fumer la pipe en cachette, aller ensemble à la buvette, se gaver de pâtisseries (du pudding ?), bref, faire tout ce qui est interdit ! Et les deux de se rouler allègrement dans l'herbe ! Il me semble que ça n'épuise pas tout à fait la joie d'avoir grandi, et la tristesse aussi. Mais ça emporte bien les plaisirs de l'enfance !)

Si c'est l'attirance de certains hommes pour certain type de femmes... C'est bien mystérieux, la forme de nos désirs... qu'est-ce qui fait que certains, certaines goûteront un torse lisse, et d'autres ou peut-être les mêmes, un torse velu où l'on peut plonger les doigts et les entremêler dans les boucles ; certains, certaines, voudront sentir la chair et la masse, et d'autres, ou peut-être les mêmes, aimeront la taille que l'on peut enlacer, celui ou celle que l'on peut porter, retourner ; qu'est-ce qui fait que certains, certaines, aimeront les bustes lourds et les hanches larges, d'autres, ou peut-être les mêmes, les petits seins noisettes et les côtes saillantes ? Vraiment mystérieux tout cela.

Ce qui est agaçant, c'est moins l'enfance dans le goût des femmes-enfants, que l'exaltation d'une certaine féminité : timidité, émotivité, fragilité, sensibilité, jeunesse aussi. La femme mineure, que l'on doit protéger, qui doit être jolie, et rire, et ne pas trop menacer. Celle qu'on n'est certainement plus à trente ans passés, quand on ne veut plus vivre que du désir de l'autre (celui qu'il devrait avoir pour nous) et qu'on veut vivre nos désirs, quand il faut bien que nos amants aiment la discrète ride au coin de la bouche ou de l'oeil, qu'on a choppée les jours de douleur, ou d'avoir (déjà !) trop ri ! Et qu'on veut bien l'ouvrir un peu, pas juste rester la bouche en coeur, ou ouverte seulement pour laisser échapper "un rire espiègle".

Et l'enfance... Oui, certes, l'exaltation de la jeunesse, ça va bien. L'enfance est parfois le souvenir d'humiliations et d'impuissances, le coeur profond de nos failles d'abandon et de désamour, le moment de vulnérabilité et de frustrations. Pourquoi l'y réduire cependant ? Sans culte de l'enfance, on peut y goûter le souvenir de ces émotions formatrices, moments de sensibilité aiguë, premiers chocs perceptifs et amoureux, moments de jouissance énivrants dans le jeu, moments où le "réel" n'a pas tant limité nos possibles. Ce n'est que bien après qu'on redécouvre les possibles qu'on peut se faire. On met parfois du temps à s'autoriser à nouveau, à être autant dans le présent, à jouer un peu.

Bon, bon, bon, je n'aurai pas épuisé le sujet de l'enfance pour aujourd'hui, et puis, chacun la sienne.

Allez, zou, la prochaine fois que je viens pour le thé, je t'amène des moelleux au chocolat au coeur encore liquide, et des figues, si c'est la saison.

The cousin

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03 février 2009

Echafaudages

On s'en fait, des noeuds et des constructions parfois. On se monte tout un truc, qui tient plus ou moins la route, mais qu'est bien intriqué à tout un tas d'autres trucs, dont des trucs sur lesquels on s'appuie depuis longtemps pour se soutenir là où la terrre ferme semble nous faire défaut, là où on se fait défaut à soi-même. Et puis, on en a un peu besoin de faire ces constructions et ces bricolages. Le monde est pas si facile à comprendre que tout tiendrait de soi ! Et puis c'est pas comme si tout s'emboîtait merveilleusement. ça grince, ça tire, ça s'ajuste pas, ça porte à faux. Alors il faut rajouter des planches, des clous, des contre-forts, faire une extension.

Mais il faut aussi parfois ne pas s'accrocher tant à son attirail ! Parce qu'à force de dépenser toute son énergie à empêcher son château de cartes de s'écrouler, on risque d'abord de n'obtenir qu'un château fort très dense et très laid, et puis surtout, très loin du monde. Et c'est quand qu'on trouve alors le temps de s'étendre sur l'herbe verte ?

(Je sais, c'est pas la saison, mais même pour y rêver un peu, il faut savoir lâcher l'échafaudage.)

(à voir comment poursuivre sans s'obliger à se coincer dans une métaphore foireuse, en même temps, garder l'idée de ces bricolages qu'on fait pour se soutenir face à nos failles, et comment on retrouve de la plasticité pour vivre, agir, désirer, garder les désirs vivants, être juste par rapport à soi, et rencontrer les autres tout ça ! Avec tout le neuf que ça apporte, les nouveaux chemins, les nouveaux matériaux, les extensions baroques etc. Et avec ça les failles qui disparaissent pas pour autant, re-etc.)

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12 septembre 2008

Une seule chose à la fois

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Oui, on voudrait pouvoir tout faire... L'antidote : ne faire qu'une chose à la fois ? Ou : ne rien faire...

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Une seule chose à la fois...

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Une seule chose : être avec

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Faire le petit lion

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Une seule chose à la foi, et l'univers avec soi

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Une seule chose...

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27 juillet 2008

Cette timidité orgueilleuse

Qu'il est difficile de se mettre à un nouvel art : danser, chanter, dessiner, jouer d'un instrument, écrire !
Pour le dessin, il s'agit rarement d'un nouvel art. Qui n'a pas dessiné petit ? Mais beaucoup arrêtent, parce qu'il vient ce moment étrange qui voudrait que seuls ceux qui "dessinent bien" continuent de dessiner. Comme s'il fallait déjà "être bon" pour avoir le droit de faire. Quel paradoxe ! Et éternel débat pour savoir si l'art est don ou travail.
L'écart se creuse ensuite entre ceux qui dessinent légitimement (les admirer copiant les personnages de la dernière bande-dessinée à la mode, de la primaire au lycée - ou qui font de l'aart, avec force ombres et rehauts), qui dessinent, dessinent, et continuent de dessiner, et ceux qui se l'interdisent désormais, parce qu'ils ne sont "pas doués", c'est moche ce qu'ils font, ils n'y arrivent pas.

Alors que le dessin est comme le reste : il faut dessiner, dessiner, dessiner. S'y essayer, s'y atteler, s'y remettre encore. Assouplir le poignet, ajuster la vue, éprouver matériaux et supports, apprendre qu'il n'y a pas une manière de représenter les choses, découvrir les solutions trouvées par les prédécesseurs, artistes illustres ou camarade d'un jour (En cela, l'imitation n'est pas forcément à mépriser, car elle est exercice - on souhaite seulement que ne s'y cache pas trop manque d'audace - de confiance dans ses propres gestes et goûts - et de curiosité - qu'il n'y ait pas un seul imité norme unique de la manière dont les choses "doivent" se faire). Sans doute certains sont plus souples que d'autres, mais peut-être ont-ils aussi été admirés plus tôt, ce qui les a encouragé à poursuivre, donné confiance en soi, permis l'audace.
Négliger les jugements de mépris : ils ne visent qu'à empêcher de découvrir de nouvelles voies. Pourquoi s'empêcherait-on de faire quelque chose qu'on aime ? N'aurait-on le droit d'exercer un art que si l'on y excelle ?
Mais surtout, ne voit-on pas le vice logique à l'oeuvre ? Comment avoir un geste précis sans s'y être jamais exercé ? On voudrait être bon avant d'avoir commencé ?
La croyance en des élus désignés à leur naissance fait l'auto-empêchement castrateur, et la meute des petits loups enfantins aux dents dures n'est pas la dernière à faire rentrer dans le rang celui en qui elle n'aurait pas elle-même décelé les marques d'élection.

Il est vrai qu'il est frustrant de "ne pas y arriver", de ne voir sortir que du banal et de l'informe quand on espère la grâce.
Et cependant, il faut s'y mettre, avoir cette belle confiance sans preuve dont parle Alain : quand on s'y met et s'y exerce, le progrès vient ; on étend progressivement ses pouvoirs et le trait gagne en souplesse, en finesse, en justesse. Il n'en faut pas toujours beaucoup pour commencer à se faire plaisir...

Vaut pour tout art. J'aimerais retrouver ce passage d'Alain où il décrit celui qui ayant entendu une oeuvre pour piano, de Mozart peut-être, décide d'apprendre à en jouer, s'installe devant le clavier et s'épuise de déception de ne pouvoir effleurer la liberté et la hardiesse du jeu qu'il entendait, faisant se succéder des sons disjoints et désordonnés.
En attendant celui-ci, extrait des Propos sur l'éducation :

« Deux jugements faux dans tous nos essais. Nous pensons d’abord que la chose est très facile ; et après un premier essai, nous jugeons qu’elle est impossible. Ceux qui ont fait tourner un diabolo, jeu oublié, savent ce que c’est qu’une tentative ridicule et sans aucune espérance. Que dire du violon, du piano, du latin, de l’anglais ?

 

Le spectacle de ceux qui sont déjà avancés fortifie notre courage, mais presque aussitôt le ruine par une comparaison qui écrase. C’est pourquoi la curiosité, le premier élan, l’ardeur de tout commencement ne promettent pas beaucoup aux yeux du maître ; il sait trop que ces provisions seront promptement dévorées ; il attend même que le désespoir et la maladresse soient en raison de la première ambition, car il faut que toutes ces choses d’entrées soient enterrées et oubliées ; alors le travail commence. C’est pourquoi, si l’on travaille sans maître, les essais prennent fin juste au moment où le travail devrait commencer.

 

Le travail a des exigences étonnantes, et que l’on ne comprend jamais assez. Il ne souffre point que l’esprit considère des fins lointaines ; il veut toute l’attention. Le faucheur ne regarde pas au bout du champ.

 

(…) Car le désir [le désir de bien faire] vise trop loin, et gâte l’action présente en y mêlant celle qui suivra. Si exercé que soit le pianiste, il aura toujours autant de déceptions que d’ambition. (…)

 

Je veux expliquer par là que la patience consiste à se passer de preuves ; et l’épreuve, en tout son sens, signifie cela. Aussi le mot des impatients est-il toujours qu’ils ne retiennent rien, qu’ils ne font pas de progrès, que tout est difficile. Ce tour d’esprit n’est pas méprisable ; j’y vois du sérieux, une sévérité pour soi-même, une noble idée de la perfection ; mais ce sont des vertus prématurées. Il faut surmonter cette timidité orgueilleuse. »

 

Alain, propos sur l’éducation, Paris, PUF, 1969, propos VI p.17

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16 juillet 2008

Du côté du Bosphore

"La vie ne peut pas être à ce point mauvaise. Mais, quoiqu'il en soit, on peut toujours aller marcher du côté du Bosphore."
Orhan Pamuk, Istanbul. Souvenirs d'une ville, Paris, Gallimard, 2007

Il faut avoir en tête de bons préceptes. Ceux qu'on peut se rappeler, réciter tels des mantras, mais dont le sens à la fois simple et dense se révèle dans les situations difficiles, tandis qu'en retour ces préceptes les éclairent d'une bonne lumière, celle qui permet de se désengluer des pensées tristes.
Ainsi, il est bon de savoir à portée de pas ce qui permet tout simplement de rendre la vie un peu plus supportable. Certes, nous n'habitons pas tous à Istanbul (Hélas !), mais il ne faut pas hésiter à prendre le Bosphore comme métaphore, et nous irons un peu plus loin, un pas de côté de la mélancolie. Par exemple, de la Mer Noire à la Mer de Marmara. C'est un exemple.
Et il n'est pas nécessaire d'être triste pour en profiter, et je souris doucement en lisant l'élégante légèreté de cette phrase, tandis que mes pensées naviguent vers le Bosphore, là où les vapurs croisent les massifs cargos en d'infinis ballets, au petit matin quand les brumes découpent les silhouettes bleues des îles, des mosquées de Sultanahmet et des gratte-ciel de Beyoglu, ou le soir, à l'heure où le soleil baptise la Corne d'Or en couvrant d'éclats la mer et les bateaux...
Find your Bosphorus !

30 janvier 2008

Ecrire, c'est sauter en dehors de la rangée des assassins

Le passage promis :

    "[Kafka] parle de l'acte d'écrire, il dit qu'écrire, c'est sauter hors de la rangée des assassins. Pour moi, jouer, c'est ça. (...)
    Les assassins, contrairement à ce qu'on pourrait croire, sont ceux qui restent dans le rang, qui suivent le cours habituel du monde, qui répètent et recommencent la mauvaise vie telle qu'elle est.
    Ils assassinent quoi ? Le possible, tout ce qui pourrait commencer, rompre, changer.
    Kafka dit qu'écrire, l'acte d'écrire, c'est mettre une distance avec ce monde habituel, la distance d'un saut.
    Il dit, sauter en dehors, sauter ailleurs. ça suppose un point d'appui ailleurs.
    Jouer, dit Louise, c'est inventer quelque chose, un point d'appui, qui soit ailleurs, qui permette de saisir d'où on vient, d'où vient ce monde, le vieux monde des assassins.
    Si on ne fait que redire, recommencer, répéter... on n'en sort pas, quel intérêt.
    Sauter, je trouve ce mot tellement juste, sauter, on le voit, c'est un acte, un acte de la pensée, une rupture. ça n'est pas une simple accumulation, un processus linéaire, on continue, on continue et voilà ça se fait tout seul. Non. Il faut se décoller.
    Moi, je voudrais jouer comme ça."


Leslie Kaplan, Le Psychanalyste, Paris, Gallimard/Folio, p.600-601

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