02 septembre 2009
Concrétisation du désir

Ah là, là, je voulais poster ça en août ! Va-t-il falloir un an avant de concrétiser nos désirs ?
ps : libraire excellent !
09 février 2009
Le goût des jeunes filles en fleur, from Engels ('cousin) to Marx ('sister)
Des femmes-enfants
Chère Julie,
Ton amie Delphine (voir ici) mélange bien des choses, et l'on hésite sur l'objet exact de son irritation chez la femme-enfant. Est-ce le désir de certains mâles pour de pâles figures qui frémissent et rosissent dans toute leur fraîcheur ? Ou est-ce le souvenir d'une enfance pénible et... la découverte joyeuse des plaisirs adultes ?
(Soit dit en passant, ces plaisirs, tels qu'elle les décrit, me paraissent tout transgressifs (boire, baiser, fumer...) et encore tout empreints des désirs de l'enfance. ça me rappelle ce passage du film de Jacques Demy, Peau d'âne, quand le prince et la princesse se retrouvent en rêve éveillé. Ce qu'ils imaginent alors comme plaisirs, devine quoi : fumer la pipe en cachette, aller ensemble à la buvette, se gaver de pâtisseries (du pudding ?), bref, faire tout ce qui est interdit ! Et les deux de se rouler allègrement dans l'herbe ! Il me semble que ça n'épuise pas tout à fait la joie d'avoir grandi, et la tristesse aussi. Mais ça emporte bien les plaisirs de l'enfance !)
Si c'est l'attirance de certains hommes pour certain type de femmes... C'est bien mystérieux, la forme de nos désirs... qu'est-ce qui fait que certains, certaines goûteront un torse lisse, et d'autres ou peut-être les mêmes, un torse velu où l'on peut plonger les doigts et les entremêler dans les boucles ; certains, certaines, voudront sentir la chair et la masse, et d'autres, ou peut-être les mêmes, aimeront la taille que l'on peut enlacer, celui ou celle que l'on peut porter, retourner ; qu'est-ce qui fait que certains, certaines, aimeront les bustes lourds et les hanches larges, d'autres, ou peut-être les mêmes, les petits seins noisettes et les côtes saillantes ? Vraiment mystérieux tout cela.
Ce qui est agaçant, c'est moins l'enfance dans le goût des femmes-enfants, que l'exaltation d'une certaine féminité : timidité, émotivité, fragilité, sensibilité, jeunesse aussi. La femme mineure, que l'on doit protéger, qui doit être jolie, et rire, et ne pas trop menacer. Celle qu'on n'est certainement plus à trente ans passés, quand on ne veut plus vivre que du désir de l'autre (celui qu'il devrait avoir pour nous) et qu'on veut vivre nos désirs, quand il faut bien que nos amants aiment la discrète ride au coin de la bouche ou de l'oeil, qu'on a choppée les jours de douleur, ou d'avoir (déjà !) trop ri ! Et qu'on veut bien l'ouvrir un peu, pas juste rester la bouche en coeur, ou ouverte seulement pour laisser échapper "un rire espiègle".
Et l'enfance... Oui, certes, l'exaltation de la jeunesse, ça va bien. L'enfance est parfois le souvenir d'humiliations et d'impuissances, le coeur profond de nos failles d'abandon et de désamour, le moment de vulnérabilité et de frustrations. Pourquoi l'y réduire cependant ? Sans culte de l'enfance, on peut y goûter le souvenir de ces émotions formatrices, moments de sensibilité aiguë, premiers chocs perceptifs et amoureux, moments de jouissance énivrants dans le jeu, moments où le "réel" n'a pas tant limité nos possibles. Ce n'est que bien après qu'on redécouvre les possibles qu'on peut se faire. On met parfois du temps à s'autoriser à nouveau, à être autant dans le présent, à jouer un peu.
Bon, bon, bon, je n'aurai pas épuisé le sujet de l'enfance pour aujourd'hui, et puis, chacun la sienne.
Allez, zou, la prochaine fois que je viens pour le thé, je t'amène des moelleux au chocolat au coeur encore liquide, et des figues, si c'est la saison.
The cousin
03 février 2009
Echafaudages
On s'en fait, des noeuds et des constructions parfois. On se monte tout un truc, qui tient plus ou moins la route, mais qu'est bien intriqué à tout un tas d'autres trucs, dont des trucs sur lesquels on s'appuie depuis longtemps pour se soutenir là où la terrre ferme semble nous faire défaut, là où on se fait défaut à soi-même. Et puis, on en a un peu besoin de faire ces constructions et ces bricolages. Le monde est pas si facile à comprendre que tout tiendrait de soi ! Et puis c'est pas comme si tout s'emboîtait merveilleusement. ça grince, ça tire, ça s'ajuste pas, ça porte à faux. Alors il faut rajouter des planches, des clous, des contre-forts, faire une extension.
Mais il faut aussi parfois ne pas s'accrocher tant à son attirail ! Parce qu'à force de dépenser toute son énergie à empêcher son château de cartes de s'écrouler, on risque d'abord de n'obtenir qu'un château fort très dense et très laid, et puis surtout, très loin du monde. Et c'est quand qu'on trouve alors le temps de s'étendre sur l'herbe verte ?
(Je sais, c'est pas la saison, mais même pour y rêver un peu, il faut savoir lâcher l'échafaudage.)
(à voir comment poursuivre sans s'obliger à se coincer dans une métaphore foireuse, en même temps, garder l'idée de ces bricolages qu'on fait pour se soutenir face à nos failles, et comment on retrouve de la plasticité pour vivre, agir, désirer, garder les désirs vivants, être juste par rapport à soi, et rencontrer les autres tout ça ! Avec tout le neuf que ça apporte, les nouveaux chemins, les nouveaux matériaux, les extensions baroques etc. Et avec ça les failles qui disparaissent pas pour autant, re-etc.)
26 janvier 2009
Cours pour faire l'amour...
Plusieurs visiteurs égarés (?) arrivent sur ce blog en tapant ces mots. Je crains qu'à part la jolie phrase de Presque Oui :
"Une heure, c'est bien trop court pour faire l'amour, et dormir un peu"
ils n'y trouvent pas grand chose de ce qu'ils cherchent ou bien indirectement...
Apprendre à aimer... quelle jolie tâche !
19 janvier 2009
Eaux troubles
22 septembre 2008
Seul celui qui manque déjà confond le désert avec sa soif
C'est une phrase de David Rabouin, commentant un texte de Deleuze, dans son "corpus" sur Le désir (GF-Flammarion). Commentaire plus tard, peut-être. En attendant, je vous laisse méditer sur le silence en musique, les espaces vides dans une peinture, les creux d'une statue, et le désir comme flux, plutôt que comme manque.
15 mars 2007
Un homme un vrai
Voici ce qui peut arriver quand on souhaite acheter, à sa sortie, le dvd du film des frères Larrieu, Un homme un vrai, film par ailleurs tout à fait jubilatoire...
Mais ça n'empêche pas les formulations (mal?)heureuses par la suite... fantasmes...
20 janvier 2007
Les mains dans les mains restons face à face
Enlacer, toucher
14 janvier 2007
Desire is ok*

2006
* J'emprunte ce titre que j'aime beaucoup à Neonbirds. Il y aurait peut-être d'autres dessins auxquels il conviendrait... On verra...







