20 juin 2009
Porteurs d'enfants, de grandes et petites bestioles
29 mai 2009
Porteurs et Porteuses d'enfant
08 mai 2009
"Quand on est gosse, on n'a pas son mot à dire sur la manière dont le monde tourne ; on doit seulement s'adapter en vitesse"
Citation extraite de La balade de Baby (Lullabies for little Criminals) d'Heither O'Neil (Ed. 10/18, 2008, p.59)
03 avril 2009
Pendant que les enfants jouent...
...Nous, à quoi jouons-nous ?
Eh oui, Dominique A ! Mais moi, je l'entends avec la voix de Julie
10 février 2009
Fleurs d'enfance
Voilà des fleurs dont j'ai suivi les contours, les méandres et les enchaînements toute mon enfance. J'y discernais des visages, des dialogues, je me plongeais dans une corolle ou une couleur, j'ai rêvé longuement en les contemplant, blottie dans un peignoir trop grand pour moi.
09 février 2009
Le goût des jeunes filles en fleur, from Engels ('cousin) to Marx ('sister)
Des femmes-enfants
Chère Julie,
Ton amie Delphine (voir ici) mélange bien des choses, et l'on hésite sur l'objet exact de son irritation chez la femme-enfant. Est-ce le désir de certains mâles pour de pâles figures qui frémissent et rosissent dans toute leur fraîcheur ? Ou est-ce le souvenir d'une enfance pénible et... la découverte joyeuse des plaisirs adultes ?
(Soit dit en passant, ces plaisirs, tels qu'elle les décrit, me paraissent tout transgressifs (boire, baiser, fumer...) et encore tout empreints des désirs de l'enfance. ça me rappelle ce passage du film de Jacques Demy, Peau d'âne, quand le prince et la princesse se retrouvent en rêve éveillé. Ce qu'ils imaginent alors comme plaisirs, devine quoi : fumer la pipe en cachette, aller ensemble à la buvette, se gaver de pâtisseries (du pudding ?), bref, faire tout ce qui est interdit ! Et les deux de se rouler allègrement dans l'herbe ! Il me semble que ça n'épuise pas tout à fait la joie d'avoir grandi, et la tristesse aussi. Mais ça emporte bien les plaisirs de l'enfance !)
Si c'est l'attirance de certains hommes pour certain type de femmes... C'est bien mystérieux, la forme de nos désirs... qu'est-ce qui fait que certains, certaines goûteront un torse lisse, et d'autres ou peut-être les mêmes, un torse velu où l'on peut plonger les doigts et les entremêler dans les boucles ; certains, certaines, voudront sentir la chair et la masse, et d'autres, ou peut-être les mêmes, aimeront la taille que l'on peut enlacer, celui ou celle que l'on peut porter, retourner ; qu'est-ce qui fait que certains, certaines, aimeront les bustes lourds et les hanches larges, d'autres, ou peut-être les mêmes, les petits seins noisettes et les côtes saillantes ? Vraiment mystérieux tout cela.
Ce qui est agaçant, c'est moins l'enfance dans le goût des femmes-enfants, que l'exaltation d'une certaine féminité : timidité, émotivité, fragilité, sensibilité, jeunesse aussi. La femme mineure, que l'on doit protéger, qui doit être jolie, et rire, et ne pas trop menacer. Celle qu'on n'est certainement plus à trente ans passés, quand on ne veut plus vivre que du désir de l'autre (celui qu'il devrait avoir pour nous) et qu'on veut vivre nos désirs, quand il faut bien que nos amants aiment la discrète ride au coin de la bouche ou de l'oeil, qu'on a choppée les jours de douleur, ou d'avoir (déjà !) trop ri ! Et qu'on veut bien l'ouvrir un peu, pas juste rester la bouche en coeur, ou ouverte seulement pour laisser échapper "un rire espiègle".
Et l'enfance... Oui, certes, l'exaltation de la jeunesse, ça va bien. L'enfance est parfois le souvenir d'humiliations et d'impuissances, le coeur profond de nos failles d'abandon et de désamour, le moment de vulnérabilité et de frustrations. Pourquoi l'y réduire cependant ? Sans culte de l'enfance, on peut y goûter le souvenir de ces émotions formatrices, moments de sensibilité aiguë, premiers chocs perceptifs et amoureux, moments de jouissance énivrants dans le jeu, moments où le "réel" n'a pas tant limité nos possibles. Ce n'est que bien après qu'on redécouvre les possibles qu'on peut se faire. On met parfois du temps à s'autoriser à nouveau, à être autant dans le présent, à jouer un peu.
Bon, bon, bon, je n'aurai pas épuisé le sujet de l'enfance pour aujourd'hui, et puis, chacun la sienne.
Allez, zou, la prochaine fois que je viens pour le thé, je t'amène des moelleux au chocolat au coeur encore liquide, et des figues, si c'est la saison.
The cousin
23 décembre 2008
Dans les marges des cahiers
Peu de posts en ce moment, et, pourtant, quelques dessins par-ci par-là se baladent dans mes cahiers ...
Un arbre et des vieilles branches,
des câlins
Et quelques souris...
07 décembre 2008
Drame dans le métro parisien, mais qui finit bien
Ligne 14, gare de Lyon, samedi 6 décembre, 18h00 environ.
Ouverture des portes, les gens descendent, les gens montent, fermeture des portes.
Agitation, voix de mère, voix d'enfant. Emotion.
Un ballon est resté coincé dans les portes à fermeture automatique. Un de ces ballons argentés gonflés à l'hélium, décoré d'une figure colorée. Détresse de l'enfant qui monte. Emotion et attendrissement gagnent les voisins.
C'est la mâchoire de fer du métro sans conducteur contre le ballon gonflé d'attachement humain.
C'est la paille dans la mécanique. Le ballon ne crève pas, les portes ne se ferment pas, le métro ne peut pas partir.
Les portes s'ouvrent.
Soulagement et onde de joie.
(De quoi faire quelques exercices de style, avis aux amateurs)
23 octobre 2008
Petites danseuses

Et peut-être un futur danseur ?
30 septembre 2008
Espoir et crainte
"
Als das Kind Kind war,
war es die Zeit der folgenden Fragen:
Warum bin ich ich und warum nicht du?
Warum bin ich hier und warum nicht dort?
Wann begann die Zeit und wo endet der Raum?
Ist das Leben unter der Sonne nicht bloß ein Traum?
Ist was ich sehe und höre und rieche
nicht bloß der Schein einer Welt vor der Welt?
Gibt es tatsächlich das Böse und Leute,
die wirklich die Bösen sind?
Wie kann es sein, daß ich, der ich bin,
bevor ich wurde, nicht war,
und daß einmal ich, der ich bin,
nicht mehr der ich bin, sein werde?"
Peter Handke, extrait de "Lied Vom Kindsein"
qui ouvre le film de Wim Wenders, Les ailes du désir, en allemand : Der Himmel über Berlin
traduction bricolée
"Quand l'enfant était enfant,
vint le temps des questions suivantes
:
pourquoi suis-je moi, et pourquoi pas toi ?
Pourquoi suis-je ici et
pourquoi pas là ?
Quand commence le temps et où finit l'espace ?
La vie
sous le soleil n'est-elle pas tout entière un rêve ?
Ce que je vois, et que j'entends, et que je sens,
n'est-il pas simplement l'apparence d'un
monde devant le monde ?
Le mal existe-t-il vraiment et y a-t-il des gens
qui
sont vraiment les méchants ?
Comment se fait-il que moi, qui suis moi,
avant que je devienne, je n'ai pas été,
et qu'un jour moi, qui suis moi,
je
ne serai plus celui que je suis ?"













