21 juin 2009
rayures, failles, bordures
03 février 2009
Echafaudages
On s'en fait, des noeuds et des constructions parfois. On se monte tout un truc, qui tient plus ou moins la route, mais qu'est bien intriqué à tout un tas d'autres trucs, dont des trucs sur lesquels on s'appuie depuis longtemps pour se soutenir là où la terrre ferme semble nous faire défaut, là où on se fait défaut à soi-même. Et puis, on en a un peu besoin de faire ces constructions et ces bricolages. Le monde est pas si facile à comprendre que tout tiendrait de soi ! Et puis c'est pas comme si tout s'emboîtait merveilleusement. ça grince, ça tire, ça s'ajuste pas, ça porte à faux. Alors il faut rajouter des planches, des clous, des contre-forts, faire une extension.
Mais il faut aussi parfois ne pas s'accrocher tant à son attirail ! Parce qu'à force de dépenser toute son énergie à empêcher son château de cartes de s'écrouler, on risque d'abord de n'obtenir qu'un château fort très dense et très laid, et puis surtout, très loin du monde. Et c'est quand qu'on trouve alors le temps de s'étendre sur l'herbe verte ?
(Je sais, c'est pas la saison, mais même pour y rêver un peu, il faut savoir lâcher l'échafaudage.)
(à voir comment poursuivre sans s'obliger à se coincer dans une métaphore foireuse, en même temps, garder l'idée de ces bricolages qu'on fait pour se soutenir face à nos failles, et comment on retrouve de la plasticité pour vivre, agir, désirer, garder les désirs vivants, être juste par rapport à soi, et rencontrer les autres tout ça ! Avec tout le neuf que ça apporte, les nouveaux chemins, les nouveaux matériaux, les extensions baroques etc. Et avec ça les failles qui disparaissent pas pour autant, re-etc.)





