18 octobre 2009
Fées vertes
Rq : Le texte imprimé n'est pas de moi.
05 septembre 2009
Bestioles, bestiaire (1)
En fait, surtout des chats... Quelques chevaux
Et un éléphant
13 juillet 2009
Et si c'était Adam ?
18 juin 2009
Femmes oiseaux
25 février 2009
femme assise, château de cubes
14 février 2009
Femme-pingouin
09 février 2009
Le goût des jeunes filles en fleur, from Engels ('cousin) to Marx ('sister)
Des femmes-enfants
Chère Julie,
Ton amie Delphine (voir ici) mélange bien des choses, et l'on hésite sur l'objet exact de son irritation chez la femme-enfant. Est-ce le désir de certains mâles pour de pâles figures qui frémissent et rosissent dans toute leur fraîcheur ? Ou est-ce le souvenir d'une enfance pénible et... la découverte joyeuse des plaisirs adultes ?
(Soit dit en passant, ces plaisirs, tels qu'elle les décrit, me paraissent tout transgressifs (boire, baiser, fumer...) et encore tout empreints des désirs de l'enfance. ça me rappelle ce passage du film de Jacques Demy, Peau d'âne, quand le prince et la princesse se retrouvent en rêve éveillé. Ce qu'ils imaginent alors comme plaisirs, devine quoi : fumer la pipe en cachette, aller ensemble à la buvette, se gaver de pâtisseries (du pudding ?), bref, faire tout ce qui est interdit ! Et les deux de se rouler allègrement dans l'herbe ! Il me semble que ça n'épuise pas tout à fait la joie d'avoir grandi, et la tristesse aussi. Mais ça emporte bien les plaisirs de l'enfance !)
Si c'est l'attirance de certains hommes pour certain type de femmes... C'est bien mystérieux, la forme de nos désirs... qu'est-ce qui fait que certains, certaines goûteront un torse lisse, et d'autres ou peut-être les mêmes, un torse velu où l'on peut plonger les doigts et les entremêler dans les boucles ; certains, certaines, voudront sentir la chair et la masse, et d'autres, ou peut-être les mêmes, aimeront la taille que l'on peut enlacer, celui ou celle que l'on peut porter, retourner ; qu'est-ce qui fait que certains, certaines, aimeront les bustes lourds et les hanches larges, d'autres, ou peut-être les mêmes, les petits seins noisettes et les côtes saillantes ? Vraiment mystérieux tout cela.
Ce qui est agaçant, c'est moins l'enfance dans le goût des femmes-enfants, que l'exaltation d'une certaine féminité : timidité, émotivité, fragilité, sensibilité, jeunesse aussi. La femme mineure, que l'on doit protéger, qui doit être jolie, et rire, et ne pas trop menacer. Celle qu'on n'est certainement plus à trente ans passés, quand on ne veut plus vivre que du désir de l'autre (celui qu'il devrait avoir pour nous) et qu'on veut vivre nos désirs, quand il faut bien que nos amants aiment la discrète ride au coin de la bouche ou de l'oeil, qu'on a choppée les jours de douleur, ou d'avoir (déjà !) trop ri ! Et qu'on veut bien l'ouvrir un peu, pas juste rester la bouche en coeur, ou ouverte seulement pour laisser échapper "un rire espiègle".
Et l'enfance... Oui, certes, l'exaltation de la jeunesse, ça va bien. L'enfance est parfois le souvenir d'humiliations et d'impuissances, le coeur profond de nos failles d'abandon et de désamour, le moment de vulnérabilité et de frustrations. Pourquoi l'y réduire cependant ? Sans culte de l'enfance, on peut y goûter le souvenir de ces émotions formatrices, moments de sensibilité aiguë, premiers chocs perceptifs et amoureux, moments de jouissance énivrants dans le jeu, moments où le "réel" n'a pas tant limité nos possibles. Ce n'est que bien après qu'on redécouvre les possibles qu'on peut se faire. On met parfois du temps à s'autoriser à nouveau, à être autant dans le présent, à jouer un peu.
Bon, bon, bon, je n'aurai pas épuisé le sujet de l'enfance pour aujourd'hui, et puis, chacun la sienne.
Allez, zou, la prochaine fois que je viens pour le thé, je t'amène des moelleux au chocolat au coeur encore liquide, et des figues, si c'est la saison.
The cousin
07 février 2007
Deux s
21 octobre 2006
Nude woman*


















